On ne présente plus le phénomène Tony Yoka. C’est aux Jeux Olympiques de Rio 2016 que la France a pu découvrir et observer un grand gaillard, souriant et confiant, aller au bout de ses rêves et devenir le champion des Super-Lourds.

L’histoire est belle, en effet, lors des jeux les journalistes semblent s’attarder sur une relation pas comme les autres. Yoka est alors en couple avec Estelle Mossely, elle même concurrente en Boxe Poids-Léger. C’est ici que la légende commence. Les deux tourtereaux finiront tous deux champions Olympiques de leurs catégories et développeront ainsi leur renommée.

Depuis, Tony Yoka fait tout pour s’assurer une place dans les compétitions majeures. Il faut rappeler que Yoka n’est né qu’en 1992, et que sa victoire à Rio arrive lors de sa deuxième participation aux JO. Son évolution est impressionnante : Médaillé de bronze aux Jeux Européens en 2015, sacré champion du monde de Boxe Amateur en 2016, l’ancien collègue d’Alexis Vastine porte le souvenir de son ami parti au plus haut. Ce n’est qu’en 2017 qu’il se lance donc dans la Boxe Professionnelle, commençant par deux victoires efficaces et prometteuses.

C’est alors que Canal+ commence à s’intéresser au jeune Français, en lui proposant un contrat sur mesure visant à transformer l’actuel champion Olympique en premier Français champion du monde des Poids-Lourds. Après une première victoire face à Travis Clark, Yoka est allé chercher une victoire sur décision face à Jonathan Rice.

Ceci nous amène donc au 16 décembre 2017, à la Seine Musicale pour son troisième combat. Yoka semble confiant et déterminé. Il n’aura que deux reprises au natif de Paris pour contraindre l’arbitre à arrêter le combat et ainsi protéger son opposant Belge. Après déjà 4 passages au tapis, Ali Baghouz aura tout de même eu le mérite d’oser affronter le phénomène avant une bonne nuit méritée en surveillance hospitalière…

 

Romain CANVA

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