L’équipe de France de football a ce Dimanche fait vibrer tout un pays en décrochant la deuxième étoile de son histoire. Entre larmes de joie, stress et euphorie, on vous emmène au coeur de la capitale pour revivre ce moment qui restera pour toujours dans les esprits de tous les Français.

10 heure du matin : arrivée devant l’une des six entrées de la Fan zone du Champ de Mars. Celle-ci n’ouvre ses portes qu’à 13 heure, mais déjà une centaine de personnes sont agglutinées devant l’entrée. Les heures passent et le monde arrive, aux alentours de 11 heure et demi, la foule continue d’arrivée, amenant avec elle des artifices, des chants et de la joie. Après 3 heures d’attente, 15 000 personnes sont comptabilisées devant cette entrée. On n’aperçoit même pas la fin de la foule dans les rues adjacentes, c’est de la folie. C’est enfin qu’après avoir été compressés par les divers mouvements de foule, nous voilà rentrés dans le fameux Champ de Mars à 13h30, devant l’écran de 100m² qui nous parait si grand mais si lointain.

Et c’est reparti pour 3 heures et demi d’attente, sous un soleil de plomb et une chaleur écrasante. L’attente est ponctuée par bon nombre de chants entre deux arrosages des pompiers avec leurs lances à eau.

La Marseillaise arrive, les frissons viennent avec. On ne s’entend même plus chanter, 90 000 personnes qui donnent de la voix à l’unisson, c’est quelque chose.

On se souviendra par la suite du corner de Grizou, de la climatisation de Peresic, de l’attente interminable lors de la décision du Penalty. Des sorties de balles capricieuses, de l’infranchissable Varane, du dernier rempart Lloris, que personne n’a osé détracter tant sa petite erreur n’était qu’une goutte dans l’océan de ses sauvetages si précieux.

La poussière remuée par l’euphorie de la foule, qui gratte la gorge et qui pique les yeux aux moments des buts, et surtout au moment du coup de sifflet final.

A peine nous avons le temps d’extérioriser notre joie, qu’un message d’annonce est diffusé, annonçant que les Champs Elysées sont déjà saturés. Mais ce n’est pas grave , il n’y a pas que sur les Champs que l’on peut voir le bonheur des Français s’exprimer. C’est partout, dans chaque rue, entonnements de Marseillaises raisonnent dans tout Paris, c’est l’extase dans tous les coeurs. 

Alors jusqu’au bout de la nuit, nous arpenterons les rues Parisienne, criant, chantant, dansant avec des inconnus en bleus blanc rouge. Les métros du petit matin sont saturés eux aussi, les stations sont des brouhahas des restes de voix que nous avons tous, tant les cordes vocales ont soufferts d’une telle exaltation.

Le retour à la réalité n’est pas si douloureux puisque toute la France reste sur son petit nuage, celui des Champions du monde.

Hélène Kobak

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