Il court comme il respire et ne jure que par les montagnes : à 33 ans, l’Américain Anton Krupicka est l’une des célébrités du petit monde de l’ultra-trail.
Ses cheveux longs, sa barbe et son look très simpliste, font de lui un athlète unique. S’ajoute à cela le fait qu’il court sans entraîneurs et favorise sa récupération en lisant des livres, chez lui dans un café-librairie.

Il commence à courir à l’école et découvre que les longues distances lui conviennent. A 12 ans, il finit son premier marathon. Une grosse décennie plus tard, en 2006, il remporte la célèbre Leadville (160 kilomètres) dans les Rocheuses du Colorado. Rebelote en 2007.
Krupicka entre alors dans le cercle des meilleurs coureurs d’endurance extrême.
Il court donc depuis plus de 20 ans, parfois 200 ou 300 km par semaine.
Pourquoi courir ? « Pour me sentir bien, j’en ai besoin comme de dormir ou de manger. Si je ne peux pas courir ou aller dehors, ça va vraiment me manquer » disait-il lors d’une interview. C’est pour cela qu’il réside à Boulder dans le Colorado, une ville de 100.000 habitants au pied du massif des Flatirons, son terrain de jeu et d’entrainement.

En 2013, il doit abandonner lors de sa première participation à l’épreuve la plus dure au monde, l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB). En 2014, parti parmi les favoris, il connaît un passage à vide, dort quelques heures, repart et franchit la ligne d’arrivée bon 40e, sous les acclamations de la foule. En 2017, il retente l’expérience mais ne parvient toujours pas à le finir dans le top 10 !

Depuis ce temps, Anton s’entraîne toujours autant afin de revenir plus fort et a même sorti un documentaire « Purpose » retraçant son parcours et son train de vie.

                                                                                                                               Julien Touzé

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