A l’aube de la saison 2018-2019, les Celtics, les Raptors ou encore les Sixers sont les 3 principaux prétendants à une finale NBA à l’Est.
Si les Wizards sortent d’une saison en demi-teinte, suite à une élimination au premier tour face aux Raptors (4-2), ils possèdent certains arguments à faire valoir pouvant leur permettre de se hisser au niveau de ces derniers. Si aucun nom ronflant n’a atterri dans la capitale pendant l’intersaison, certaines retouches d’effectif plutôt intéressantes ont animé la capitale cet été.
Le polonais Marcin Gortat a été transféré chez les Clippers en échange d’Austin Rivers, qui quitte donc son père et entraineur Doc Rivers pour apporter de la densité au backcourt des Wiz, et ainsi faire souffler Wall et Beal. Pour compenser la perte de Gortat à l’intérieur, les Wizards ont recruté un ancien All Star en la personne de Dwight Howard. Même s’il se trouve à des années lumières de ses meilleures saisons avec le Magic (3 fois Defensive Player of the Year, 5 fois All NBA First-Team…), Superman n’en reste pas moins une menace intérieur et un très bon rebondeur. Son Pick and Roll avec John Wall sera d’ailleurs l’une des principales options offensives de Scott Brooks. A cette arrivée s’ajoute celle de l’expérimenté Jeff Green, l’un des lieutenants de Lebron James aux Cavs la saison passée, et qui sera une menace importante en sortie de banc en épaulant sur les postes 3,4 et 5. A cela s’ajoute les arrivées de Thomas (et malheureusement pas Kobe) Bryant et la draft de Troy Brown Jr.
Le banc était d’ailleurs le principale chantier de l’intersaison, celui de la saison dernière était clairement le point faible de l’équipe et le principal facteur de l’élimination face aux Raptors. Hormis Kelly Oubre et Mike Scott, les remplaçants avaient pris l’eau face au fameux Bench Mob de Toronto, et son amélioration était primordiale pour cette saison. Cela semble être pour le moment une franche réussite. Autre raison qui peut expliquer la mauvaise saison dernière, l’absence de John Wall pendant une bonne partie de l’année. Parfois hors de rythme en play-off malgré de bonnes performances, le manque de compétition a influé sur ses performances et par conséquent sur le reste de l’équipe. De plus, Gortat et compagnie avaient parfois souligné le manque de collectif de la part de leur leader, et des discordes avaient éclaté tout au long de la saison. Mais avec l’arrivée de Dwight Howard notamment, l’égo surdimensionnée des Wizards gonflera encore un peu plus et le collectif pourrait en pâtir. Avec John Wall, Bradley Beal, Markieff Morris et maintenant Dwight Howard, Scott Brooks aura beaucoup de travail dans le vestiaire.
Les bookmakers sont assez pessimistes pour les Wizards cette année, mais John Wall notamment a souligné que ce manque de confiance serait une source de motivation pour eux. Avec un effectif composé de très très bonnes individualités, Washington n’a rien à envier aux favoris de cette année, mais cela passera par une union des joueurs autour de John Wall qui a l’ambition de refaire partie des candidats au MVP. Et si la sauce arrive à prendre, les Wizards seront de sérieux prétendants à une finale NBA.
Avec un cinq de départ composé de John Wall, Bradley Beal, Otto Porter, Markieff Morris et Dwight Howard suppléées par Thomas Satoransky, Austin Rivers, Kelly Oubre Jr., Jeff Green et Ian Mahinmi, la rotation est plus qu’intéressante. Le reste de l’effectif se compose de Jodie Meeks, Troy Brown Jr., Jason Smith, Lavoy Allen et Thomas (toujours pas Kobe) Bryant qui auront le rôle de suppléer en cas de blessures ou match-up particulier.
En résumé, les Washington Wizards ont les cartes en mains pour jouer les outsiders à l’Est, mais cela passera surtout par la santé de John Wall et un collectif à tout épreuve.

Benjamin Le Bail

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