Considéré par beaucoup comme une épreuve qui est juste là pour combler le calendrier World-Tour, le Tour du Guangxi a connu sa 2ème édition cette année et comme l’année dernière clos la saison de cyclisme professionnel. Méconnue du grand public et courue dans l’anonymat le plus total, cette course chinoise pourtant classée en World Tour mériterait qu’on lui accorde un peu plus d’attention.

Pourquoi tant de mépris ?

Adepte des épreuves exotiques, ce Tour du Guangxi est pour moi l’occasion de prolonger encore un peu plus le plaisir. Perçue par bon nombre de suiveurs et médias comme une « course inintéressante », le Tour du Guangxi mériterait un peu plus d’attention. Il suffit de jeter un regard sur la liste de départ pour se rendre compte que les équipes accordent de l’intérêt à l’épreuve. L’année dernière les équipes françaises avaient décidé de ne pas faire le déplacement pour soi-disant des raisons « logistiques ».

Cette année les 18 équipes World Tour ont fait le déplacement et ont ramené quelques stars à l’autre bout du monde.

Parmi les 116 partants cette année, on retrouvait bon nombre de stars qui ont brillé plus tôt dans la saison à l’instar de Pascal Ackermann, Richie Porte, Arnaud Démare, Matteo Trentin, Phillipe Gilbert, Fabio Jakobsen, Rigoberto Uran, Dylan Groenewegen, Tony Martin, Fabio Aru, Gianni Moscon. 

Le plateau de coureur est donc plutôt relevé surtout que quand l’on regarde le parcours de plus près on se dit que l’on va avoir une belle bataille lors des sprints. Alors oui, le parcours n’est pas des plus spectaculaires. Le parcours est taillé pour les sprinteurs et pour être honnête on attend sagement le sprint massif. Mais le parcours n’est pas sans intérêt pour autant, l’arrivée au sommet de Mashan Nongla Scenic Spot était plutôt intéressante à suivre et les 2 dernières étapes sont plutôt vallonnées.

Faire un voyage long de 10 000km en avion ne semble pas non plus être un problème pour les coureurs et les équipes. Sur les « storys » Instagram des coureurs, on les voyaient chaque jour s’amuser, rigoler en dehors des courses. Les groupes vivaient bien, tellement bien que les Bora ont fait une petite chenille dans l’aéroport avec leur vélo. Il faut dire que la plupart des coureurs sortaient des Hammers de Hong-Kong, nouveau concept d’épreuve très apprécié par ces derniers.

Pour les équipes tout est fait pour les mettre dans les meilleurs dispositions, avec la distance impossible de transporter les voitures et bus. Pour palier à ce manque l’organisation avait tout prévu pour chacune d’entre elles. Finalement les équipes n’avaient qu’à gérer l’acheminement du matériel de course vers la Chine et avec les sacs de transport actuels cela n’est pas très compliqué.

Et puis nous aurons le droit à des paysages plutôt jolis et intéressants à regarder, des stars et un beau petit parcours, alors quel est le problème avec Guangxi ? 

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